Texte méditatif du jour

20 novembre
Dans le silence, on ne joue aucun rôle, on ne comble aucune attente. On est simplement là, réalisant son être, ouvert à la réalité. Dans la vision chrétienne, on est bouleversé par la découverte que la réalité dans laquelle nous avons notre être est l’amour. Dans le silence, nous savons que notre esprit se dilate dans l’amour.
Apprendre à rester silencieux, c’est entamer un voyage. La seule chose à faire est de se lancer. Faire le premier pas dans le silence, c’est commencer le voyage de sa vie, le voyage dans la vie. On apprend deux choses. D’abord, s’asseoir en restant immobile, non parce qu’on a peur de bouger ou par plaisir de se tourmenter, mais parce que dans l’immobilité, on recherche l’unité du corps, de l’âme et de l’esprit. Ensuite, réciter son mot de prière en réponse au silence de plus en plus profond qui naît de l’immobilité.
En se mettant à réciter son mot, on se rend compte qu’on est au seuil du silence. Pour la plupart des gens, le moment où ils quittent le monde familier des sons, des idées, des pensées, des paroles et des images est un moment critique. On ne sait pas ce qui nous attend lorsqu’on pénètre dans le silence. C’est pourquoi il est si important d’apprendre à méditer dans une tradition et au sein d’un groupe qui reçoit, transmet et incarne cette tradition. C’est une tradition qui nous dit : « Ne crains pas ! » Jésus est le cœur d’une tradition pour laquelle le but de la méditation est de rester dans la présence de l’amour, l’amour qui bannit toute crainte.
Word Made Flesh.
Texte tiré de John MAIN, Méditer chaque jour et trouver la paix intérieure,
Rives spirituelles, Éd. Le Passeur, France, 2014.
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